
Chirurgie GASTRO-ŒSOPHAGIENne
Troubles Moteurs de l’Oesophage
La pathologie de la motricité œsophagienne est vaste, allant de troubles moteurs discrets, aspécifiques à des syndromes bien définis responsables notamment de dysphagie ou de douleurs rétrosternales.
ACHALASIE :
L’achalasie est un trouble moteur primitif de l’œsophage défini par une absence du péristaltisme du corps de l’œsophage et par une relaxation du SIO absente ou incomplète lors de la déglutition.
Au début de la maladie, le signe révélateur habituel est la dysphagie. La dysphagie est évocatrice de l’achalasie quand elle est paradoxale, affectant les liquides dès le début de la pathologie, et capricieuse, survenant de façon intermittente et inopinée. Plus rarement, la maladie se révèle par des douleurs rétrosternales constrictives, pseudoangineuses mais non liées à l’effort. Des régurgitations surviennent parfois durant la nuit, sont à l’origine de complications respiratoires et peuvent faire orienter à tort vers un RGO. Elle peut entraîner une dénutrition.
L’endoscopie est indispensable devant toute dysphagie. Elle permet avant tout d’exclure un autre diagnostic et de dépister des complications (œsophagite, cancer).
La manométrie œsophagienne est indispensable au diagnostic, en particulier dans les formes de début de la maladie.
PRINCIPES DU TRAITEMENT :
Le traitement a pour objectif de diminuer la pression du sphincter inférieur de l’œsophage par section chirurgicale (cardio-myotomie extramuqueuse de 10 à 12cm ou intervention de Heller) qui est réalisée par voie coelioscopique ou par voie endoscopique. Après opération de Heller, il existe souvent un reflux gastro-œsophagien puisque le sphincter est rendu incompétent. C’est la raison pour laquelle le chirurgien procède en fin d’intervention à une fundoplicature selon Nissen ou Toupet.
Myotomie de Heller











